Historique
Un développement rapide et prometteur
Repères
Le Conseil d'Etat du Canton de Vaud a décidé le 11 mai 1994 l'ouverture d'une filière post-diplôme conduisant à la maturité professionnelle commerciale (MPC). Celle-ci a été mise en place dès l'année scolaire 1994-1995.
Cette nouvelle filière, avec celles prévues parallèlement dans la formation professionnelle, devaient constituer les voies d'accès privilégiées pour l'admission dans les Hautes écoles spécialisées (HEG) et à l'Ecole hôtelière de Lausanne.
Un lancement rapide
Un premier défi a consisté à mettre en oeuvre cette filière dans un délai qui permette à la volée 1994 de commencer leur pratique professionnelle en entreprise aussitôt leurs études terminées.
Règlement, contrat, consignes, modalités d'évaluation ont été établis ex-nihilo. Les organisations professionnelles, notamment la Chambre Vaudoise du Commerce et de l'industrie et les Groupements Patronaux Vaudois ont apporté leur appui dans ce travail et facilité la promotion de cette filière auprès des entreprises.
Un pari difficile
Le lancement de cette opération au moment où la crise touchait de nombreux secteurs économiques et où le chômage pesait sur le présent et l'avenir de nombreux jeunes diplômés était problématique.
La conjoncture difficile, la concurrence accrue et l'augmentation des tâches administratives imposées aux entreprises freinaient l'engagement de personnel. De plus, la crainte d'avoir à travailler avec une école, perçue comme éloignée des préoccupations des entreprises risquait de limiter le recours à ce type de main-d'oeuvre.
Souplesse
Il s'agissait de trouver dès lors un concept qui puisse convaincre les employeurs de tenter l'expérience. L'accent fut mis en conséquence sur la pratique professionnelle plutôt que sur un stage " tous services ". Le but primordial consistait en effet à mettre en pratique la formation essentiellement théorique des diplômés.
Quant à l'aspect contractuel, vu l'âge des candidats, ce fut la relation employé employeur qui fut privilégiée en lieu et place de l'adoption d'un contrat tripartite de type apprentissage. Un maximum d'éléments du contrat furent laissés à la liberté des parties, dont notamment, la date de début du travail. Au lieu d'un méga-contrat fourre-tout, les différents aspects réglementaires sont ventilés dans des documents distincts en fonction du statut des parties prenantes.
Les entreprises jouent le jeu
La collaboration entre entreprises, diplômés frais émoulus, maîtres répondants des écoles devait se développer pour la première fois au gymnase.
Depuis le début de l'expérience l'évolution est éloquente et le pari gagné. La grande majorité des entreprises qui ont accueilli un candidat, l'ont gardé. Beaucoup d'entre elles ont réengagé un stagiaire.
Aujourd'hui, plus de la moitié des diplômés d'études commerciales choisissent la MPC pour entrer dans le monde du travail et préparer une éventuelle entrée à la H.E.G. ou à l'école hôtelière.
Nous remercions les entreprises qui ont accueilli les candidats de nos écoles et leur ont offert une première occasion de faire leurs preuves.
Yves Deluz Répondant cantonal
Erika Mattmann Adjointe au répondant cantonal